Shiatsu

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur …
les causes de vos maux.
Voici
une réponse selon la Médecine Traditionnelle Chinoise, élaborée par le Docteur Jean-Marc Kespi

La relecture de certains passages de
L’Homme et ses Symboles, en médecine traditionnelle Chinoise du
Docteur Jean-Marc Kespi
m’a donné envie de vous partager un des fondements de la Médecine Traditionnelle Chinoise :

les causes de la maladie.

Ces fondements mettent en lumière les disciplines à pratiquer, liées à la Médecine Chinoise qui visent à prévenir le bon état de santé, en se reliant à la nature et ses remèdes, en exerçant les pratiques physiques tels que les arts martiaux, en recevant des soins manuels tel le shiatsu, en comprenant l’approche orientale si différente de la notre.

Le Docteur Kespi explique les causes de la maladie selon la Médecine Traditionnelle Chinoise.
Je vous invite à les lire car elle donne un peu de recul sur notre mode de vie et incite à apporter quelques améliorations sur notre fonctionnement.
Mes remarques préférées dans le texte concernent
les citations en référence
aux Anciens de la Haute Antiquité.
D’excellents sujets de méditation !

Elles se résument en quatre points :

L’hérédité, les sept sentiments, le mode de vie et les agressions extérieures.

Je cite le Dr Kespi dans son ouvrage :
« La maladie n’est pas anomalie.
Yin-Yang, tout est dualité.
Il n’est pas un pôle sans son contraire.
Ainsi maladie et santé sont deux aspects obligatoires d’une même réalité. L’anormal est que la réalité s’échappe, rompant sa relation avec la santé. »

« L’hérédité
Sauf malformation importante, elle ne fait que définir des points faibles, des potentialités de maladie qui passeront ou non à l’acte »

« Les sept sentiments
Tout ce que nous avons vécu depuis notre conception s’inscrit dans notre corps en certains lieux, différents pour chacun.
Toute agression ou émotion excessive ou répétée est susceptible de créer un déséquilibre, une obstruction, qui à la longue, entraine des troubles fonctionnels, puis lésionnels.
Que pouvons nous faire pour essayer de nous protéger ?
Afin de renforcer nos faiblesses, somatiques et psychiques, nous tenterons de faire circuler harmonieusement nos QI (énergies) et de comprendre, dans l’expérience, où et quand nous sommes fragiles. »

Etre fort, c’est savoir où, quand et comment nous sommes faibles et que faire dans ces moments.


« Le Mode de vie
Le mode de vie intervient d’abord dans notre longévité. Le lot de « Qi » qui nous est attribué, ne peut que diminuer.
« Obéissant au Dao (la voie), les Anciens se modelaient sur le Yin-Yang et se conformaient aux nombres.
Ils étaient modérés dans leur alimentation et réglés dans leur activités.
Ils évitaient le surmenage, se gardaient de détériorer leur corps et leur esprit, se permettant ainsi de vivre un siècle. »(Su Wen)
Il intervient aussi au niveau des énergies « nourricières et défensives ».  En effet, la conjonction des QI assimilés à partir de l’alimentation et de la respiration, et des Qi transmis par l’hérédité, aboutit à la formation de QI « orthodoxes » qui assurent la nutrition et la défense de l’organisme.
De notre mode de vie dépendent la qualité de ces énergies et leur préservation.
Un surmenage inconsidéré et prolongé, par exemple, entraine leur épuisement et, par voie de conséquence, outre la fatigue, une moins bonne défense contre les agressions extérieures. »


« Les Agressions Extérieures
La Médecine Traditionnelle Chinoise prend pour exemple les « énergies perverses climatiques », comme le vent, la chaleur, le froid, la sécheresse, l’humidité.
Mais il est avant tout ici question de la manière dont l’homme s’adapte à son milieu naturel et à ses variations. Certes, le vent, la chaleur…peuvent être excessifs et donc nuisibles.
Mais le plus souvent, ils ne sont pas « pervers » en eux-mêmes.
Ils ne le deviennent que pour l’homme qui ne sait pas se défendre contre leurs excès et leurs insuffisances.
Hormis les cataclysmes, il doit être capable de s’adapter à toutes les nuisances climatiques.
Les sages de la Haute Antiquité apprenaient chacun à éviter à temps les perversions d’épuisement
et les vents pirates et à maintenir, par le calme et la concentration, leur souffle naturel dans la docilité.
A bien contenir leur esprit à l’intérieur,
de telle sorte que les maladies soient sans prise (Su Wen)

Ces sages de la Haute Antiquité ne renvoient pas à des hommes qui auraient vécu il y a des milliers d’années. Ils sont en chacun de nous, au plus lointain, au plus intime de notre être
.

Il en est de même pour les agressions physiques. En Taiqiquan (art martial chinois), il est un point situé sous la sixième vertèbre dorsale, le 10VG.

Le pratiquant qui se concentre sur ce lieu a le pressentiment des gestes de l’adversaire, y compris dans son dos, et pourra ainsi les parer.
Au delà de l’anecdote, cela nous dit, fondamentalement, notre responsabilité dans tout événement. N’est en jeu que notre capacité d’adaptation et de prévision.

Rien ne sert d’accuser le vent, les virus, les microbes, l’autre, ou la fatalité..

Certes, il est des agressions dont l’intensité et la soudaineté dépassent toute défense ou prévision : elles sont plutôt rares.

Dans ce contexte, on comprend la vocation préventive de la Médecine Traditionnelle Chinoise, qui s’adresse à l’être entier, somatique, énergétique, psychique…

Chacun a à faire circuler les souffles, à percevoir leurs obstructions, à contenir les Shen (émotions/esprit) à l’intérieur, à vivre, équilibrer et alterner les mouvements saisonniers, à se posséder lui-même, à se connaître : « Grâce à la restriction des appétits et à la contention des velléités,
le cœur demeure paisible et sans émoi. Le corps travaille sans s’épuiser. Le souffle suit un cours régulier et chacun d’eux est satisfait.

Appréciant leur nourriture, contents de leurs vêtements, joyeux dans leur médiocrité, sans envie pour de plus hautes conditions. Les gens étaient ce que l’on appelait « simples ». Aucune cupidité ne ternissait leur regard. Aucun dérèglement n’atteignait leur cœur. Gens ordinaires ou savants, sages ou non, tous ignoraient leurs émois car ils se conformaient au Dao.

Ils atteignaient cent ans sans que leur activité se lasse, car leur vertu était sans défaillance. (Su Wen)

Accéder à la simplicité du cœur est l’ultime prévention.
C’est dans et par cette simplicité que nous accédons à notre nature essentielle.
La simplicité est le garant de notre liberté : elle est notre meilleure défense.

 

Extraits de L’homme et ses symboles en Médecine Traditionnelle Chinoise
Dr Jean Marc Kespi. Editions Albin Michel. Chapitre 3 p70 à 73

 

Au plaisir de vous retrouver sur le tatami pour des séances de shiatsu à Paris 15ème ou Saint Mandé.

Nathalie Bossant    www.myshiatsu.fr


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